Mais ne sachant pas vraiment ce qu'il se trame derrière le voile qu'est la mort, il n'est pas vraiment disposé à franchir le pas.
Alors, il tente de s'en approcher par petits pas. Parfois il ne mange pas pendant une semaine, parfois il arrête de dormir. Parfois il boit un peu trop, parfois il sniff plus que de raison. A défaut de goûter la mort, il flirte dangereusement avec la folie. Comme si, la vie elle-même, jouait de lui comme avec une petite marionnette. Elle lui fait miroiter de belles images, de futurs magnifiques souvenirs. Mais comme à chaque fois elle lui claque la porte au nez quand il porte son coeur au bout des doigts.
Il s'échappe de ce marasme trop peu souvent pour ne pas être pessimiste. Qui pourrait lui en vouloir, hormis lui-même.
Et plus il s'en veut, plus son tango délirant s'enflamme. Une vis sans fin qu'est sa vie.
Il a déjà vu ce bout de métal, dans ses rêves. Il a même tenté de le chevaucher, l'idiot s'est chevauché lui-même sans s'en rendre compte.
Il aurait pu y déceler un signe. Il s'est levé et est parti se faire un bon café.
Parce qu'avant de sourire, il faut s'abreuver de liquide acide. Ainsi l'usine de mort peut tranquillement creuser la tombe.
"Je voudrai qu'une fois la seconde passée, vous m'enterriez dans mon corps"
